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Les corpus

Trilatéra ne cherche pas une ville quelque part sur Terre : il cherche une entrée dans une liste fermée. Savoir ce que contient cette liste change autant la partie que savoir lire une distance.

Chaque thème du jeu s’appuie sur un référentiel distinct, et c’est lui qui détermine tout : quels noms sont acceptés à la saisie, quelles distances sont possibles, et surtout à quel point la trilatération suffit à finir une partie. Deux corpus de même taille peuvent se jouer de manières complètement différentes selon que leurs entrées sont espacées ou entassées.

La grandeur qui résume le mieux cette différence est la distance médiane d’une entrée à sa plus proche voisine. Quand elle est grande, la géométrie fait tout le travail et une mesure bien placée désigne une seule cible. Quand elle est petite, la trilatération te dépose dans un amas de candidats indiscernables, et il faut alors raisonner sur le contenu de la liste - c’est-à-dire l’avoir lue.

Chacune des neuf pages ci-dessous donne la liste complète des entrées jouables, les critères qui ont présidé à leur sélection, et les mesures de densité de ce corpus-là.

Les neuf référentiels

Trois conventions à connaître

Les thèmes « Pays » et « Départements » ne contiennent pas des villes. Une surface n’a pas de coordonnées ; le jeu retient donc le centre géographique de sa plus grande masse continentale. Le repère d’un département n’est presque jamais sa préfecture, et celui d’un pays n’est presque jamais sa capitale.

Les noms sont en français. Cologne et non Köln, Pékin et non Beijing. La saisie ignore les accents, les tirets, les apostrophes et la casse - « chalons en champagne » est accepté - mais jamais une abréviation ni un nom tronqué.

Une entrée absente ne renvoie aucune distance. Le jeu refuse simplement la saisie, sans compter d’essai. C’est sans conséquence sur le score, mais ça fait souvent abandonner une piste qui était bonne.