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Monde · Grandes villes

Les 151 grandes villes du monde, et la question des limites

Personne ne sait dire où s’arrête Manille, Tokyo ou São Paulo. Ce corpus tranche quand même, et ses arbitrages produisent des paires de villes à onze kilomètres.

151 entrées, sélectionnées sur la population. C’est le corpus le plus discutable des neuf, non par négligence mais parce que la question qu’il pose n’a pas de bonne réponse.

Où finit une ville

Pour la France, la question est tranchée par le droit : une commune a des limites légales, on compte les habitants dedans. À l’échelle mondiale, plus rien de tel. Selon qu’on retient la municipalité, l’agglomération morphologique ou l’aire métropolitaine, la population d’une même ville peut varier d’un facteur trois ou quatre, et le classement mondial change du tout au tout.

Certaines mégapoles asiatiques rendent l’exercice presque vain. Le delta de la rivière des Perles est une conurbation continue de plus de soixante millions d’habitants où Canton, Shenzhen, Dongguan et Hong Kong se touchent. Le Grand Tokyo compte trente-sept millions d’habitants répartis sur des dizaines de municipalités formellement distinctes.

Le corpus tranche en retenant des entités administratives reconnues, ce qui produit des voisinages surprenants : Manille et Quezon City à 11 km - deux villes formellement distinctes du même ensemble métropolitain philippin - Tokyo et Yokohama à 26 km, Séoul et Incheon à 27, Shenzhen et Hong Kong à 27.

Le seuil « brûlant » du mode Monde étant de 300 km, ces paires sont non seulement dans le même palier mais des dizaines de fois en dessous de sa borne. Aucune mesure ne les départage : c’est de la connaissance du corpus, pas de la géométrie.

Le cas frontalier

Une paire mérite d’être signalée à part : San Diego et Tijuana, à 25 km. Ce sont deux villes de deux pays différents, séparées par l’une des frontières les plus traversées du monde, et elles forment pourtant une seule zone urbaine continue.

C’est un bon rappel de ce que le jeu mesure. Trilatéra calcule une orthodromie entre deux coordonnées - il ne sait rien des États, des frontières, ni de ce qu’il faut de temps pour aller d’un point à l’autre. Le mécanisme est expliqué dans le guide sur Haversine.

Un corpus plus géographique que le précédent

Comparé au corpus des capitales mondiales, celui-ci est bien mieux réparti par rapport à la population réelle du globe. L’Asie de l’Est et du Sud y est largement représentée, ce qui est conforme à la réalité démographique et ne l’est pas du tout dans une liste de capitales où le Luxembourg pèse autant que la Chine.

La distance médiane d’une ville à sa plus proche voisine est de 342 km, contre 415 pour les capitales. L’entrée la plus isolée est Auckland, à 2 156 km de sa plus proche voisine - la Nouvelle-Zélande est le bout du monde dans tous les corpus du jeu.

Sur les noms

Comme ailleurs, les entrées sont en français quand un exonyme existe : Pékin et non Beijing, Le Caire et non Cairo, Canton et non Guangzhou. Les transcriptions de noms non latins suivent l’usage français courant. En cas de doute, la liste ci-dessous fait foi - et c’est le seul moyen fiable, puisqu’aucune règle générale ne permet de deviner si une transcription particulière a été retenue.

Mesures

Ces chiffres décrivent la densité du référentiel : ce sont eux qui déterminent la difficulté d’une partie, bien plus que l’étendue du territoire couvert.

Entrées
151
Voisine la plus proche (médiane)
342 km
Paire la plus serrée
Manille / Quezon City
11 km
Entrée la plus isolée
Auckland
2 156 km
Extrêmes nord / sud
Saint-Pétersbourg / Melbourne
Extrêmes ouest / est
Vancouver / Auckland

La liste complète

Les 151 entrées jouables de ce thème, par ordre alphabétique. Seuls ces noms sont acceptés à la saisie - le jeu ignore les accents, les tirets, les apostrophes et la casse, mais pas les abréviations ni les noms tronqués.

Pour jouer ce thème, c’est par Monde · Grandes villes.